Bilan de la #CROI2019

La 26e édition de la CROI (“Conference on Retroviruses and Opportunistic Infections”) a eu lieu à Seattle du 4 au 7 mars 2019. Parcours Positif revient sur les temps forts et compile pour vous les comptes rendus en français.

7 mars 2019 :

-Le nombre d’infections au VIH a diminué de 30% dans une étude sur le dépistage et le traitement universels

-L’hépatite C diminue chez les HSH séropositifs à Londres

Descovy n’est pas inférieur au Truvada pour la PrEP quotidienne

Source et comptes rendus

6 mars 2019 :

-Un patient londonien en rémission à long terme après une greffe de cellules souches

-Baisse de 55% de l’incidence du VIH chez les hommes gays en Angleterre, en deux ans

Source et compte rendus

Le Pr Gilles Pialoux était sur place pour vih.org et la Lettre de l’infectiologue. Retrouvez ses comptes rendus ici

Je voulais mettre en exergue un point de vue très interessant du Pr Pialoux sur la hausse des IST et la PrEP :

“Où il apparaît que la Prep VIH pourrait faire finalement plus contre les IST, que de les favoriser, et ce tant par l’offre de santé sexuelle qui est associée que par la recherche qu’elle draine (Pep IST, vaccination Méningo/gono, outils de réduction des risques (Rdr) à adapter au Chemsex…). Et n’en déplaise aux prépo-septiques dont la parole, souvent idéologique, voit se tendre nombre de micros et de plumes ces dernier temps en France. Pour autant, ce n’est point la Gonocroi… cette CROI là. “

Enfin n’hésitez pas à jetez un coup d’oeil à la timeline Twitter du journaliste Mathieu Brancourt qui était sur place aussi avec Bruno Spire pour l’association Aides et le site communautaire Séronet.

Je mettrai un passage en exergue concernant les personnes vivant avec le VIH et l’alcool dans un billet très interessant et pleins d’espoir sur la possibilité d’une fin d’épidémie grâce à la prévention diversifiée (capote + PrEP + dépistages + TasP).

Arrêtons le déni de l’alcool chez les PVVIH

“À faibles doses, on rapporte des effets positifs sur la santé. L’alcool est médicalement associé à plus de 200 maladies lorsqu’il est consommé en trop grande quantité. Avec trois millions de morts par an, l’alcool représente 5,3 % des décès dans le monde et demeure la 7e cause de mortalité précoce. L’alcool pourrait-il être un vecteur de l’épidémie, en augmentant les contaminations ou en dégradant la santé des personnes vivant avec le VIH ? Une méta-analyse montre un lien entre le VIH et la consommation excessive d’alcool. Cela pourrait être dû à des problèmes de santé mentale liés à la consommation, aux comportements à risque plus élevés, liés à une socialisation facilitée. La période de séroconversion serait plus courte chez les personnes grosses consommatrices et l’alcool aggraverait les comorbidités naturelles de la maladie. L’observance est également moins bonne chez les personnes consommatrices d’alcool et il y a plus de risque d’échecs virologiques. L’alcool peut modifier la diffusion des médicaments dans le corps. Il est nécessaire de développer des interventions spécifiques pour les personnes vivant avec le VIH qui ont des consommations problématiques d’alcool.”

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