U = U (Indétectable = Intransmissible)

C’est une information que l’on connait depuis l’avis Suisse  en 2008 et qui a été confirmée depuis par de nombreuses études notamment Partner. C’est ce que l’on appelle le TasP, en anglais Treatment As Prevention et en français Traitement Comme Prévention. Ou encore le fameux U=U, en anglais (Undetectable=Untransmissible) et en français I=I (Indetectable = Intransmissible).

Ne retenez pas forcément tous ces acronymes qui sont surtout utilisés dans le milieu médical et associatif. L’essentiel à retenir est qu’aujourd’hui, une personne séropositive sous traitement avec une charge virale indétectable ne transmet PAS le virus à son/sa/ses partenaire.s et elle a une espérance de vie semblable à une personne séronégative.

ACTU U = U

24/04/2021 : U = U : une arme contre la sérophobie

28/12/2020 : U = U encourage le dépistage VIH

07/12/2020 : U = U : un message qui fait du bien

13/10/2020 : U = U : un message à marteler et simplifier

18/09/2020 : Tasp : un tiers des séropos n’en parlent pas à leur médecin

Mars 2014/Partner 

Partner est une cohorte internationale qui suit des couples sérodifférents hétérosexuels ou gays qui ont des pénétrations vaginales ou anales sans préservatif alors que le partenaire prend un traitement et a une charge virale inférieure à 200 copies/ml (un critère moins strict qu’avec les 50 copies/ml, qui est le seuil admis d’indétectabilité de la charge virale en France.

Au 1er novembre 2013, 1 110 couples étaient inclus dans l’étude, pour un suivi de 1 151 couples-année (en clair, un couple suivi pendant une année = un couple-année ; un couple suivi pendant deux années = deux couples-année, etc.) Au final, 894 couples étaient éligibles : 586 hétérosexuels et 308 couples gays (34 %). Au début de l’essai, la durée de traitement était d’environ 5 ans (allant de 2 ans à 11 ans) et les couples rapportaient des rapports sans préservatif depuis en médiane 2 ans (de 6 mois à 6 ans). Durant le suivi, les couples avaient des rapports sans préservatif en médiane 45 fois/an (entre 16 et 90). Au total, l’étude porte sur plus de 44 500 relations sexuelles sans préservatif, dont 21 000 rapport anaux (avec ou sans éjaculation). Avec ces chiffres, on estime qu’il y aurait dû y avoir 15 infections au sein des couples hétérosexuels et 86 au sein des couples gays si le partenaire séropositif ne prenait pas de traitement. Mais dans l’étude, aucune transmission n’a été observée.

Source (Seronet) : Croi 2014 : Traitement comme prévention : aucune transmission dans l’étude Partner (y compris dans les couples gays)

Juillet 2016/Partner 

Sur les 900 couples suivis pendant une à trois années, il n’y a eu aucune transmission recensée, que ce soit chez des couples sérodifférents hétérosexuels ou homosexuels masculins. Cela dans le cadre de rapports non protégés par un préservatif. Les couples éligibles ont eu, en moyenne, 37 rapports non protégés par préservatif. Menée sur 75 sites, dans près de quatorze pays européens, l’étude Partner doit encore continuer, afin de confirmer, le même taux d’efficacité du traitement entre rapports anaux ou vaginaux.

Le risque mesuré de transmission au sein du couple est donc de zéro (pour 1 238 couples/années observés, avec une estimation de près de 60 000 rapports sexuels intracouple),

Source (VIH.ORG) : PARTNER: l’absence de transmission au sein des couples sérodifférents avec charge virale indétectable confirmée

Mai 2019/Partner2

Le second volet de l’étude Partner confirme qu’une charge virale indétectable empêche la transmission au sein de couples masculins sérodifférents, L’étude a été publiée dans le Lancet, le 3 mai 2019. L’étude a enrôlé 972 couples homosexuels sérodifférents, dans 14 pays européens. 783 couples ont été éligibles (relations sans préservatif, pas d’utilisation de Pep ou de Prep par le partenaire séronégatif, charge virale inférieure à 200 copies pendant 12 mois). Les résultats démontrent qu’en dépit de près de 75 000 actes sexuels sans préservatifs, aucun cas de transmission n’a été observé entre les partenaires. « Avec ce nombre de rapports par an et par couple, si la charge virale des partenaires séropositifs n’avait pas été indétectable, nous aurions dû constater, selon les statistiques, environ 500 contaminations chez les partenaires séronégatifs passifs », a précisé Alison Rodger. Elle a ironisé en présentant ses données: « Il faudrait, pour ces couples, avoir des rapports sexuels pendant 419 ans pour qu’il y ait la possibilité d’une contamination ».

Source (VIH.ORG) : l’étude Partner2 entérine le traitement comme prévention chez les

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